Alcoa en hausse à la bourse et en tête des progressions du Dow Jones avant la publication de ses résultats

Alcoa, fabricant d’aluminium, a bénéficié du soutien des investisseurs et a dominé le Dow Jones avec une hausse d’environ 2,5 %. L’action a grimpé à Wall Street avant l’annonce de ses résultats 2011 lors de cette soirée. Le géant de l’aluminium a ainsi lancé la saison des résultats d’entreprises. Les estimations des analystes concernant les résultats du quatrième trimestre d’Alcoa étaient contrastées. Le consensus des experts interrogés par FactSet prévoyait un chiffre d’affaires de 172 millions de dollars (135,2 millions d’euros) et un bénéfice par action (bpa) de 0,15 dollar. Cependant, un autre panel d’analystes envisageait une perspective moins favorable, n’écartant pas la possibilité que le groupe métallurgique termine le dernier trimestre de l’année avec des pertes financières.

Par ailleurs, l’entreprise américaine s’attendait potentiellement à la plus importante diminution de son chiffre d’affaires sur trois ans. Le recul de 20 % des cours de l’aluminium durant la seconde moitié de 2011 ne laissait présager rien de bon concernant les comptes que le groupe devait publier lors de cette soirée. En amont de cette annonce, Alcoa avait déjà communiqué une diminution de 12 % de sa production globale. Une autre raison susceptible d’affecter négativement les bénéfices de l’entreprise résidait dans les coûts de restructuration importants auxquels le groupe devait faire face. Celui-ci avait fermé des usines et licencié 13 500 employés dans un effort de réduction des dépenses pour faire face à la crise économique de l’époque. Ces mesures de restructuration devaient avoir un impact négatif sur le bilan des résultats du groupe pour le quatrième trimestre, qui, pour la première fois en neuf trimestres, risquait d’être déficitaire. En 2011, Alcoa a figuré parmi les titres les plus affectés du Dow Jones. Les prévisions pour 2012 suggéraient un potentiel de redressement, avec certains experts misant sur une augmentation annuelle de 30%, fondée sur l’idée que le prix de l’aluminium avait atteint un point bas et que la demande restait robuste.